Johann Wolfgang Goethe

"Cuán insensato es el hombre que deja transcurrir el tiempo estérilmente."

Saturday, February 25, 2012

L'inégalité

Le Discours de Rousseau sur l’inégalité est l’une des critiques les plus puissantes de la modernité jamais écrites. Rousseau y décrit les ravages de la modernité sur la nature humaine : civilisation et inégalité sont imbriquées selon le penseur genevois.

Ce discours, contrairement à un essai, est écrit d’une plume passionnée, voire impétueuse à certains moments, faisant de sa lecture un vrai plaisir.

En termes de méthodologie, Rousseau retrace l’aventure de l’humanité depuis son origine (mais en dehors de tout cadre religieux), la peint dans son état de nature pour mieux comprendre comment l’humanité, décadente selon lui, en est arrivée là.

Rousseau distingue deux types d’inégalité: naturelle (ou physique) et morale. L’inégalité naturelle découle de différences d’âge, de santé, ou d’autres caractéristiques physiques. L’inégalité morale est établie par une convention des hommes. Rousseau va donc explorer d’où vient cette convention. Pour y parvenir, Rousseau a recours à une expérience de pensée, l’état de nature, qui ne constitue donc pas une vérité historique.

Première partie du Discours sur l’origine des inégalités

Rousseau décrit l’homme à l’état naturel : c’est un être fort, agile, plus faible mais plus organisé que les animaux de son environnement. Son corps est son seul outil et sa seule arme (Rousseau dit même que l’homme de la civilisation serait facilement battu par l’homme naturel dans un combat). Dépouvru de sens moral, l’homme naturel ni connaît ni le bien ni le mal, c’est un être infra-moral (Rousseau réfute ainsi le vice attribué par Hobbes à l’homme de la nature). Sa pensée est composée d’opérations simples. Il n’a que peu de besoins, et pour cela il parvient facilement à les satisfaire. Ses passions sont celles de la nature : la nourriture, le sexe et le repos sont les seules choses bonnes pour lui et ses seuls maux sont la douleur et la faim. Il n’y a aucune raison pour que l’homme sauvage cesse d’être sauvage. Le sauvage est un être naïf, autosuffisant et pacifique. Cependant, le sauvage ressent de la pitié, source d’empathie, contrairement à l’homme civilisé dominé par l’amour-propre et l’égoïsme.

L’homme naturel est ainsi équilibré par ses deux tendances, la pitié (qui le pousse vers les autres) et l’auto-conservation (qui l’isole). Dans l’état civil, les lois et les vertus joueront les rôles de ces deux instincts.

Ainsi, l’inégalité est à peine perceptible dans l’état de la nature.

En de nombreux points, le sauvage ressemble aux animaux, à l’exception de sa faculté à se perfectionner. Cette perfectibilité sera la source de sa sortie de l’état naturel et la cause de son malheur, selon Rousseau. L’homme est avant tout un animal. Il étudie donc l’homme sous deux formes : son aspect physique puis son aspect moral et psychologique.

Rousseau décrit également l’évolution de la langue : cri de la nature au départ, la langue évolue car les ses idées sont plus complexes. Ainsi, les premiers mots utilisés avaient des significations plus qu’aujourd’hui, la langue se spécialise ainsi au fur et à mesure de son développement. La langue, au départ pratique devient peu à peu métaphysique et abstraite.

Voltaire caricaturera ce mythe du bon sauvage, pensant que Rousseau voulait faire régresser l’humanité, ce qui est faux. L’état de nature chez Rousseau n’est qu’une fiction théorique, un artefact intellectuel pour comprendre d’où vient l’homme. Il ne s’agit donc pas d’un projet.
Seconde partie du Discours sur l’origine des inégalités

Si la première partie du discours est une reconstruction minutieuse de l’homme naturel, la seconde partie est une exploration des racines de l’inégalité :

« Le premier qui ayant enclos un terrain s’avisa de dire : Ceci est à moi, et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile. Que de crimes, de guerres, de meurtres, que de misères et d’horreurs n’eût point épargnés au genre humain celui qui, arrachant les pieux ou comblant le fossé, eût crié à ses semblables : “Gardez-vous d’écouter cet imposteur ; vous êtes perdus si vous oubliez que les fruits sont à tous et que la terre n’est à personne!” Mais il y a grande apparence qu’alors les choses en étaient déjà venues au point de ne plus pouvoir durer comme elles étaient : car cette idée de propriété, dépendant de beaucoup d’idées antérieures qui n’ont pu naître que successivement, ne se forma pas tout d’un coup dans l’esprit humain : il fallut faire bien des progrès, acquérir bien de l’industrie et des lumières, les transmettre et les augmenter d’âge en âge, avant que d’arriver à ce dernier terme de l’état de nature. [...] La métallurgie et l’agriculture furent les deux arts dont l’invention produisit cette grande révolution. Pour le poète, c’est l’or et l’argent, mais pour le philosophe ce sont le fer et le blé qui ont civilisé les hommes, et perdu le genre humain. »


C’est donc la propriété, l’usurpation qui a crée et institutionnalisé l’inégalité entre les hommes. Le travail, et l’oppression qui en découle, est la conséquence de la propriété. L’institution de la propriété est le début de l’inégalité morale, parce que si les hommes peuvent “posséder” les choses, alors les différences de « patrimoine » sont sans rapport avec les différences physiques. Cependant, Rousseau ne dénonce pas en soi la propriété (comme le fera l’anarchiste Bakounine), il dénonce les inégalités de propriété.

Rousseau explique les grandes phases de l’évolution technologique (métallurgie et agriculture) et son influence sur la psychologie humaine. L’amour conjugal, la coopération et en particulier la création de rôles entre les sexes (qui rend les femmes soumises aux hommes, sont des sources d’inégalité.

A ce stade, si l’homme naturel était régi par le besoin, l’homme civilisé vit de loisir puisque la coopération et la division des tâches libère son temps. Les arts se développent, certes, mais les rapports humains sont fondés désormais sur l’intérêt et non plus la pitié.

La propriété institue des classes, des conflits entre riches et pauvres car le propriétaire agit comme s’il possédait les travailleurs. La solution à ce conflit est un contrat, proposé par les riches aux pauvres, pour former des sociétés politiques. Les pauvres sont persuadés que, en acceptant la création d’une société politique, ils seront libres en sécurité et de préserver leur liberté. Mais selon Rousseau, il s’agit d’un assujettissement : « L’homme est né libre et partout il est dans les fers ».On voit ainsi en quoi le Discours sur l’origine des inégalités annonce le Contrat Social.

Conclusion sur le Discours sur l’origine des inégalités

Rousseau dresse un portrait très sévère de la modernité. Son pessimisme historique (l’histoire signifie décadence) se marie avec un optimisme anthropologique (l’homme est naturellement bon). L’iéngalité provient de la propriété, mais la croissance de l’inégalité est due au développement de l’esprit humain.

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El Discurso de Rousseau sobre la desigualdad es una de las críticas más fuertes de la modernidad que se han escrito. Rousseau describe los estragos de la modernidad en la naturaleza humana y la desigualdad de la civilización,  están anidados de acuerdo con el pensador ginebrino.

Este discurso, a diferencia de un juicio, está escrito con una pluma apasionada, ardiente, incluso, a veces, su lectura es un placer.

En cuanto a la metodología, Rousseau narra el viaje de la humanidad desde su origen (pero fuera de cualquier contexto religioso), las pinturas en su estado de naturaleza para comprender mejor cómo la humanidad, decadente, según él, llegó allí .

Rousseau distingue dos tipos de desigualdad: natural (o física) y moral. La desigualdad natural se deriva de las diferencias de edad, la salud, u otras características físicas. La desigualdad moral es establecida por una convención de los hombres. Rousseau por lo tanto, explorar el origen de esta convención. Para lograr esto, Rousseau utiliza un experimento mental, el estado de naturaleza, que no es tanto una verdad histórica.

Primera parte del Discurso sobre la desigualdad

Rousseau describió al hombre en la naturaleza: se trata de un ser ágil, fuerte, más pequeño pero más organizado que los animales en su medio ambiente. Su cuerpo es su única herramienta, y su única arma (incluso Rousseau dijo que el hombre de la civilización sería fácilmente derrotado por el hombre natural en una pelea). Desposeído de sentido moral, el hombre natural no conoce ni el bien ni el mal, que es un sub-moral (y viceversa, Rousseau está contra el concepto de la naturaleza humana de Hobbes). Su pensamiento se compone de operaciones simples. Él tiene pocas necesidades, y busca la forma de que se las arregle fácilmente para satisfacerlas. Sus pasiones son las de la naturaleza: la comida, el sexo y el descanso son las únicas cosas buenas para él y sus males sólo son el dolor y el hambre. No hay ninguna razón por la cual el hombre salvaje deja de ser salvaje. El salvaje es uno. Ingenuo, autosuficiente y pacífico. Sin embargo, el sentimiento natural de compasión, la empatía de origen, al contrario del hombre civilizado, se ve dominado por la vanidad y el egoísmo.

El hombre natural está bien equilibrado de sus dos tendencias, compasión (que empuja a la otra) y la preservación de sí mismo (que aísla). En el estado civil, las leyes y las virtudes juegan el papel de estos dos instintos.

Así, la desigualdad es apenas perceptible en el estado de la naturaleza.

En muchos aspectos, similar a los animales salvajes, excepto por su capacidad para mejorar. Esta será la fuente de la perfectibilidad de salir del estado natural y la causa de su desgracia, según Rousseau. El hombre es fundamentalmente un animal. Así que estudió al hombre en dos formas: la apariencia física y su moral y psicología.

Rousseau también describe la evolución del lenguaje: grito de la naturaleza, en primer lugar, el lenguaje está cambiando debido a que sus ideas son más complejas. Por lo tanto, las primeras palabras que se utilizan hoy en día más, tienen sentido; el lenguaje se especializa a medida que se desarrolla. El lenguaje, en un principio y en la práctica, poco a poco se convierte en abstracto y metafísico.

Voltaire caricaturizó el mito del buen salvaje, pensando que Rousseau quería retroceder la humanidad, lo que está mal. El estado de naturaleza de Rousseau es una ficción teórica, un artefacto intelectual para comprender el origen del hombre. Por consiguiente, no un proyecto.


La segunda parte del Discurso sobre la desigualdad

Si la primera parte del discurso es una meticulosa reconstrucción del hombre natural, la segunda parte es una exploración de las raíces de la desigualdad:

"El primero que, habiendo cercado un terreno se cree que de decir esto es mío, y encontró gente lo suficientemente simple para creer, fue el verdadero fundador de la sociedad civil. ¿Qué crímenes, guerras, asesinatos, qué miserias y horrores no habría salvado a la raza humana que, arrancando las estacas o saliendo de la zanja, había gritado a sus semejantes: "Guardaos de escuchar a este impostor, estáis perdidos si olvidáis que los frutos son de todos y que la tierra no pertenece a nadie "Pero no hay gran probabilidad de que entonces las cosas habían llegado ya al punto de no ser capaz de durar como estaban, porque esta idea de la propiedad, en función de muchas ideas anteriores que han surgido sucesivamente, no se formó de repente en la mente humana: que tenía que hacer muchos progresos, adquirir buena parte de la industria y de las luces, y aumentar la transmisión de edad en edad, antes de llegar al final de este último estado de la naturaleza. [...] La metalurgia y la agricultura fueron las dos artes cuya invención se produjo en esta gran revolución. Para el poeta es el oro y la plata, pero para el filósofo es el hierro y el trigo que tienen los hombres civilizados y arruinaron la raza humana. "


Se trata de la propiedad, el robo que ha creado e institucionalizado la desigualdad entre los hombres. El trabajo y la opresión de los resultados es una consecuencia de la propiedad. La institución de la propiedad es el principio de la desigualdad moral, porque si la gente puede "poseer" las cosas, entonces las diferencias de "patrimonio" no están relacionadas con diferencias físicas. Sin embargo, Rousseau no denuncia a la propiedad en sí (al igual que el anarquista Bakunin), denunció la desigualdad de la propiedad.

Rousseau explica las fases más importantes de los cambios tecnológicos (metalurgia y la agricultura) y su influencia en la psicología humana. El amor conyugal, la cooperación y, en particular el establecimiento de los roles de género (lo que hace a las mujeres subordinadas a los hombres, son las fuentes de la desigualdad).

En esta etapa, si el hombre natural se rige por la necesidad, el hombre civilizado de la vida de ocio como la cooperación y la división del trabajo libera su tiempo. Las artes prosperan, por supuesto, pero las relaciones humanas están basadas en el interés más que en la compasión y la ayuda.

Establece las clases de propiedad, los conflictos entre ricos y pobres, ya que el propietario actúa como si los trabajadores poseyeran. La solución a este conflicto es un contrato, propuesta por los ricos a los pobres, para formar sociedades políticas. Los pobres confían en que, al aceptar la creación de una sociedad política, que será libre y segura para preservar su libertad. Sin embargo, según Rousseau, es una responsabilidad: "El hombre nace libre y en todas partes se encuentra encadenado." Esto muestra cómo el Discurso sobre la desigualdad anuncia el Contrato Social.

Conclusión del discurso sobre el origen de la desigualdad

Rousseau representa la modernidad de forma perversa. Su pesimismo histórico (la historia de la decadencia de los medios) se casó con optimismo antropológico (el hombre es bueno por naturaleza). La desigualdad proviene de la propiedad, pero el crecimiento de ésta se debe al desarrollo del espíritu humano.